Compas à l'étranger
Pôle Pédagogique - 17-25 ans

Quelques extraits des paroles échangées par les compagnons de retour de camps solidaires à l'étranger. A partager avec eux..

 Des rencontres ...

"Ces rencontres ont donné une dimension humaine à notre projet. Nous n'avons pas construit une école, nous avons aidé des gens !!!... Les contacts ont été surprenants parfois, mais toujours naturels et spontanés."

"Vous avez l'heure, nous on a le temps.."

" Barrière de la langue. Moments intenses intensifiés par la difficulté de communiquer (vous parlez arabe, vous ?). Regards, rires...." ..."Remise en question. Réalité de la situation des catholiques là-bas. Moment fort de la rencontre avec enfants catholiques et musulmans."

"Les enfants : contact profond et dans la durée. Toute l'action prend de la valeur avec eux."... "L'homme du bus : tous les 1iers conseils pour notre voyage et le don d'un dictionnaire."

"Les sœurs qui nous ont permis d'être intégrés à la population. Les jeunes du quartier : contact très profond et génial, comme si on se connaissait depuis toujours " .. "Des personnes très accueillantes et très protectrices. Tout le monde nous admirait alors que c'était nous qui pensions être les plus admiratifs !"  .. "Ces rencontres ont été fondamentales. Ce sont elles qui font que ce projet a été un rêve permanent. Elles nous ont permis de comprendre la culture, le pays."

"Nous avons pu rencontrer des partenaires en France, ce qui a été très instructif sur leurs manières de faire et leur façon de penser" .. "On a pu également bien échanger sur le ressenti."

 

Une vie en équipe...

"4 ou 5 conseils d'équipe pour réguler l'ambiance, réadapter les règles de vie et évacuer les tensions. Dire des choses difficiles sans être méchants."

"On a fait des conseils pour prendre les décisions importantes + des petits temps chaque soir; même si ce n'est pas facile qu'ils soient constructifs. C'est ça qui a fait qu'on ne se soit pas engueulés. On a pu anticiper et mettre en avant les besoins de l'équipe. Le camp de 1° année nous a permis de faire équipe et de surmonter les tensions de la 2°."

"Un conseil d'équipe, c'est forcément constructif, sinon c'est pas la peine de le faire ! 10 mn tous les soirs : ça nous donnait une idée de comment l'autre avait vécu le même événement. Au fur et à mesure, on a eu moins besoin d'en faire."... " S'il y a eu des conflits, ils se sont résolus tellement facilement que je ne m'en suis pas aperçu."... " Par contre, un membre de l'équipe a eu du mal à s'adapter à l'Afrique. Comment l'aider ?"

" Un conseil par soir : c'est dur de s'y tenir mais c'est efficace. Cela permet d'évacuer tous les jours (le "point clash"), d'anticiper sur le planning, faire le point, prendre la température, de déterminer ensemble ce qu'on retient pour le journal de bord. Ces points réguliers nous ont permis d'anticiper et d'éviter les conflits. Mais comme on était toujours tournés vers l'extérieur, on n'avait pas d'occasion de se friter..."

"On avait déjà avant le séjour rodé une organisation régulière. On avait pris l'habitude, cela venait donc naturellement.".. "Prendre les choses à la base dès qu'il y avait une gêne avant que ça dérive. Voir comment les autres vivaient la journée.".. "Les services 2 par 2 permettaient de partager un moment privilégié avec un autre." .. " En première année, on avait eu des problèmes de vie d'équipe et on s'est expliqués. On a été aidés pour ça par un frère de Taizé. Certains sont arrivés à se dire clairement des choses qu'ils n'avaient jamais dites. La 1° année nous a vraiment permis de construire l'équipe."

 

Une action de solidarité et de développement..

" L'action est durable, elle s'inscrit dans le temps. Ce projet ne reflétait pas une situation d'urgence ou d'humanitaire, mais de développement." .." On réalise qu'on ne changera pas tout du jour au lendemain. il faut être patient et déterminé !!"

"Humanitaire dans le sens "humain" du terme. Une action qui se place dans une vision à long terme d'éducation et de développement de la créativité et des qualités artistiques."

"Pour avoir vécu le développement de très près, nous comprenons un peu mieux les notions liées à la solidarité internationale."

"Ce sont les roumains qui sont les acteurs du projet. Il y a un réel besoin. + un apport humain (de notre part) et pas que matériel. "